Mémoire: Le recours aux partenariats public-privé en Côte d’Ivoire: analyse des déterminants des contrats agricoles engagés (riz et maïs) date de publication

Publié le par Traore

Mémoire MASTER GOMAP : Le recours aux partenariats public-privé en Côte d’Ivoire: analyse des déterminants des contrats agricoles engagés (riz et maïs) date de publication

Le présent travail met en évidence les déterminants du recours des partenariats public-privé en Côte d’Ivoire pour le riz et le maïs. Concernant le riz le projet consiste en l’exploitation de 30 unités de semi-transformation de riz localement produit (unités financées par Eximbank Inde) dans le but de moderniser, d’accroître la capacité de transformation nationale et de stimuler la production en vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. La production de ces unités servira d’input pour les grandes unités de transformation terminale. Le dispositif vient ainsi compléter la chaîne de valeur partant de la production à la commercialisation du riz national raffiné et également réduire le déficit et la trop grande dépendance de l’extérieur du pays. Le cout du projet est estimé à 21 000 M FCFA / 32 M EUR / 42 M USD 

Quant au maïs le projet est d’exploiter un domaine privé d’environ 5 000 hectares pour la production de maïs dans le nord de la Côte d’Ivoire, afin de combler un déficit de production par rapport à la demande nationale et sous régionale (industriels fabricants d’aliments de bétail, éleveurs, fabricants de bière, consommateurs) estimé à 300 000 tonnes de maïs par an. 

Le projet intègre également la construction et l’exploitation d’une unité privée de transformation de maïs. Dont le cout est estimé à 40 000 MFCFA / 61 M EUR / 81 M USD 

A l’aide d’une étude qualitative (20 répondants) et d’une étude quantitative (150 répondants), les résultats montrent que les facteurs déterminants du recours des partenariats public-privé sont d’ordres économiques et socio-relationnels. En effet, l’Etat a réussi ces partenariats en utilisant une stratégie basée essentiellement sur le besoin croissant de la demande nationale, l’autosuffisance alimentaire recherchée, la réduction du déficit budgétaire, l’amélioration de la qualité de la production, l’assistance des producteurs. Cette stratégie permet à satisfaire les besoins d’une population diversifiée et à garantir la survie et la croissance de ce secteur qui joue un rôle essentiel dans la lutte contre l’insécurité alimentaire du pays. 

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